Lettre ouverte de Roger Holeindre
Ancien Grand Reporter à Paris-Match
Vice-Président du Front National
Président du Cercle National des Combattants
classé comme un des plus jeunes résistants de France
 

  à Monsieur Alain Génestar
Directeur Général
de la Rédaction de Paris-Match


Monsieur,

Jusqu'à maintenant j'étais fier d'avoir collaboré pendant des années comme grand reporter au journal que vous dirigez aujourd'hui, "Paris-Match".

Je tiens à vous dire mon écoeurement devant le fait que vous venez, avec la sortie du n° 2 763, de faire basculer cette revue qui fut prestigieuse dans la plus basse des politiques.

Votre éditorial "Match et les grands photographes disent non à Le Pen" est d'une flagornerie sans limite car vous accusez, comme tous les autres, le leader du Front National de tous les maux, de tous les cataclysmes, de préférence quand ils sont inventés par ses ennemis et, la plupart du temps inexistants et totalement fallacieux. Vous vous penchez à genoux devant son adversaire, Monsieur Jacques Chirac, comme l'ensemble des hommes de Gauche à qui vous demandez de le soutenir, qui le traitaient de super menteur, de super voleur hier, et disent qu'ils vont voter pour lui pour sauver la République... en votant avec des gants et en se bouchant le nez.

Monsieur Génestar, de quelle République s'agit-il ? De celle qui voit la totalité des médias, journaux, radios, télévisions entre les mains d'hommes et de femmes qui pensent tous la même chose et dont il apparaît, quand même, aux yeux de nombreux français médusés que leur hargne s'apparente en fait à la défense de leur gamelle...

Que dire aussi du reportage fait dans le bureau même de Jean-Marie Le Pen avec ses collaborateurs les plus proches où les légendes sont proprement odieuses, scandaleuses, allant jusqu'à reprocher aux adjoints du dirigeant du Front National d'être en costume cravate et les dames en tailleur pour "faute de mieux, de donner une image joviale de respectabilité démocratique que les propos et le programme de leur chef démentent."
Journaliste, grand reporter, écrivain aux tirages exceptionnels, avec une douzaine de livres publiés dans les plus grandes maisons d'édition Française, j'ai à vous dire Monsieur le Directeur Général de la rédaction que moi, j'ai toujours été respectueux de mes lecteurs.
Je n'ai jamais rien inventé. Je n'ai jamais fais passer mes idées avant les faits.
J'ai essayé d'être un journaliste sérieux et honnête, chose que vous ne faites pas.
Je vous plains de tout mon coeur et vous laisse à vos mensonges, avec la cohorte des "bénioui-oui" et des stipendiés qui tiennent l'information en France sous leur coupe. Je tiens, en terminant, à vous faire part de mon plus profond mépris. Vous n'êtes qu'un marchand de papier et n'hésitez jamais à vous mettre dans le vent... même, quand il charrie des effluves nauséabondes.